Pages

mardi 28 juin 2011

L'ETE - VERANO - VERAO

"L’été" Arcimboldo

le temps du beau temps est revenu
et c'est sur la plage presque nus
que nous faisons nos provisions
de vitamines, de bonne humeur
et de couleurs
avec pour seul signe de reconnaissance
notre parasol,
point de ralliement
pour tous ceux qui partagent nos baignades estivales...
écrasés de chaleur,
badigeonnés grassement aux odeurs de l’été
c'est sans pudeur
que nos corps débordants
s'offrent aux dieux des vacances..
rouges crevette ou dorés à point,
nous ne faisons plus qu'un avec le bleu des cieux .
flottants au grès des vagues
nous voguons loin des contraintes et des conventions
sans nos maudits complexes et préjuges..
ah! vivre là pour toujours
sous le soleil de Satan
oublieux des obligations
à l'ombre d'un pin en nylon..
laissez moi avoir chaud,
plongeant et replongeant,
mouillée, salée décoiffée
du sable jusque dans les yeux
à la recherche de la moindre brise rafraichissante .....
écrasée de bonheur
libre comme l'air
bercée par le bruit du roulis
rien de plus,
je ne veux rien de plus
et encore rien de plus!!!!!!

MARIE ANGE MURCIA

mardi 24 mai 2011

EL CANCRO



C'est d'un pas léger
A l'ombre des platanes 
Longeant le canal de la Robine
Que je réalise 
Combien il est bon de respirer
En ce jolie mois de mai 
Si exceptionnel.....
Dans quelques instants
Chacun de mes gestes
Me semblera inutile 
Face au ravage de la maladie.
Comme une traversée du miroir
Tout me paraîtra déformé et sans importance...;
L'odeur aseptisée
Qui s'échappe des fenêtres entrouvertes
Me laisse présager
Du monde 
Dans lequel je vais m'engouffrer
Avalée, aspirée, hors du temps.
Je tire derrière moi le fil de la vie
Pour insuffler l'espace d'une visite
Un peu d'amour et d'amitié...
Spectatrice, intruse,
J'observe ce ballet de blouses blanches
Aux gestes d'une infinie précision..
Désemparée, impuissante
Je ne peux offrir
Que mon temps ma force et mon bras 
A celui de mon amie.
Le retour se fera pensif accablé et sans espoir....
Tous ceux qui croiseront mon chemin
Ne sauront jamais,
Jamais ma peine
Ni mon immense chagrin....;

MARIE ANGE MURCIA

vendredi 11 février 2011

A MOI MEME


y a t il au monde 
Alger, le golf, chemin Abdelkader
un endroit plus attrayant
de celui dans lequel 
on a passe son enfance
pas que l'air, le ciel ou les arbres
aient été différents
de ce que je peux voir 
ici de nos jours
non,
seules l'innocence, la crédulité  ont changé
dépossédée de tous mes rêves
il me reste le souvenir
pour me rapprocher 
le plus possible
de toutes mes images du bonheur
elles ont
la bonté de mon père
la beauté de ma mère
l'amour de ma grand mère.
je refais sans me lasser
tous les chemins de ce temps
ou tout me semblait si difficile
comme tout me parait si doux aujourd'hui
tel un satellite,
je gravite autour de mon passé
entrant, sortant ou bon me semble
choisissant des pans de ma vie
au gré de l'humeur du jour
je donne
du merveilleux au quotidien
de l'amertume aux regrets
je vis en exile
loin de ma planète
triste sort
ou sorte de tristesse
peu importe l'histoire est écrite
et je suis hélas......!!
une page de cette histoire.....


MARIE ANGE MURCIA

vendredi 28 janvier 2011

MISSIVES

voilà un support des plus anciens,
la plume sur le papier. 
on couche sur la feuille
des mots qui restent lus et relus,
des yeux
ou du bout des doigts
avec mille et un sens.
en postant,
c'est un petit morceau de soi qui voyage.
rien n'est plus excitant
qu'une enveloppe couverte d'écriture,
de tampons,
décorée de petites fenêtres aux couleurs du pays,
voyages imaginaires,
mystérieuses pliures du vélin
qui resteront pour toujours inégalées.....
missives porteuses
de bonnes ou mauvaises nouvelles,
d'amour, de haine,
colombe ou corbeau.....
j'aime cette musique dictée par les mots,
le mouvement d'une phrase
accompagnant les émotions,
rythmant les formules au grès des sentiments.
d'un simple trait c'est l'âme qui se reflète
parfois même griffonnée à la hâte
sur un coin de table
pour quelques mots d'amour
ou quelques regrets éternels .........

MARIE ANGE MURCIA

mercredi 19 janvier 2011

MESSAGE PERSONNEL

si demain il fallait que je rencontre ,
on va dire
juste pour le plaisir de se sentir vivante,
allez soyons fous,
un homme, tout simplement un homme
comme je suis moi même
tout simplement une femme,
je me demande comment je m'y prendrai ..;
en fait je n'ai plus rien à vendre
et surtout pas moi!
alors  voyons voir
il va falloir s'apprêter
affronter le regard  le jugement la comparaison
rentrer dans la course,
y croire à nouveau..
je ne sais pas si j'en suis capable...
j'ai lâcher prise il y a trop longtemps,
enfermée dans ma tour d'ivoire
avec des priorités
qui n'ont eu d'importance que pour moi..
je n'ai jamais eu peur, jamais, du sexe opposé
mais là je suis terrorisée à la simple idée d'un regard,
je ne sais même pas d'où viendra ce regard ..
je m'agite dans tous les sens
pour oublier ma peur
j'essaye de me convaincre
que je suis extraordinaire
et..... que je mérite le plus beau des regards....

MARIE ANGE MURCIA

jeudi 30 décembre 2010

COMPLAINTES IBERIQUES - ENDECHAS IBERICAS -LAMENTOS IBERICOS

mi abuelo y mi abuela hehheeh!!!

J'ai l'âme argentine à chaque note dégoulinante 
J'ai l'œillade andalouse à chaque talonnade
Sur un rythme de flamenco
C'est toute ma mémoire qui se réveille
Donnant à mon corps du mouvement.
Je glisse entre les sanglots d'une malaguena
Pour en saisir toute la musique,
Les mots inexplicables
Donnent de la force au désespoir
De la violence aux gestes
C'est la douleur de l'amour
Qui provoque ces cris chantés
Qui donne aux envolées des jupes
De la fièvre
Comment ne pas succomber
A ces complaintes ibériques sulfureuses
Comment ne pas y mêler mes tourments
Ne pas reconnaître ma propre voix
Dans cet enfer amoureux
Je veux m'envoler
Sur cette mélodie éphémère
Ne plus redescendre
Flotter sans nager
Et danser danser danser
Et encore danser.


MARIE ANGE MURCIA

.